Mais le temps du réalisme a sonné, la force européenne et tous les Etats-majors militaires utilisent maintenant la langue de la force et de la modernité : l’anglais.
Dans mes bras ! Nous tombons enfin d’accord !
Je n’ai pas voté pour Sarkozy, gageant avec raison que sa "rupture" ne serait qu’un slogan cache-misère destiné à camoufler sa guerre aux classe laborieuses et son charcutage des acquis sociaux. Mais je vois qu’il y a, outre ceci, de réelles innovations.Que l’on abandonne enfin les vieilles lunes héritées de la France coloniale, ces fantasmes caducs d’hégémonie linguistique qui ont sombré dans le risible, quelque part entre la débâcle de 40 et Dien Bien Phu, c’est une excellente chose. Que l’on prenne acte, enfin, qu’il est difficile de faire entendre sa voix dans le monde quand on ne parle pas sa langue, c’est un bon début, et il est dommage que l’on ai perdu autant de temps. Je vois avec plaisir la nouvelle génération se plonger laborieusement dans ses études d’anglais, car ils savent que, dans leur vie professionnelle, ils auront fort peu l’usage des intégrales curvilignes, de l’avis de Descartes sur la liberté ou des ressources du bassin hyrdographique du Congo, mais qu’en revanche, une chose est sûre, l’anglais, c’est toujours utile. Et si ça chagrine quelques rombières et quelques cheminots retraités, ma foi, tant pis pour eux, de toute façon, ils seront bientôt morts, et leurs illusions avec eux.