Stiglitz fournit une très limpide illustration qu’il n’y a pas LA réforme (qui se trouve être de droite), mais des réformes alternatives et incompatibles entre elles, dont la cohérence et l’ambition impose de choisir (et non de prendre un peu par ici et un peu par là - surtout par là, d’ailleurs).
par ailleurs, vous vous trompez sur mon appréciation du centre : pour moi, il n’existe tout simplement pas - parce que ce qui n’a pas de sens et de cohérence politique n’existe pas politiquement. après, il y a parfois des électeurs, ici ou là, et l’on sait comme le refus du clivage droite gauche (et souvent parce que la gauche n’est pas à la hauteur de son rôle) a pu conduire des millions d’électeurs à voter n’importe où, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche en passant, dernièrement, par l’extrême centre. cela, ce rejet, n’a jamais signifié une adhésion massive à une offre politique - qui ne vaut en l’occurence que parce qu’elle n’est pas crédible.
cette appellation que vous ressassez, "les démocrates", pour ratisser aussi large que possible en devient clairement vide de sens : tous pourraient s’y reconnaître, autant dire personne. c’est toute la problématique du centre : il est à la fois partout et nulle part. il voudrait être tout... mais, pour cette raison, il n’est rien.