Article très émouvant mais …
Mais il soulève plusieurs questions :
1) Les guerres sont malheureusement toujours des drames pour les civils qui les vivent. Ce n’est hélas pas une nouveauté, ni une spécificité des derniers évènements à Gaza ou du conflit israélo-palestinien.
2) L’auteur prétend que les « policiers » du Hamas visés le premier jour seraient des « civils ». A voir ces « policiers » (treillis, cagoules, fusils mitrailleurs …), on ne peut qu’être sceptique quant à leur prétendue qualité de « civils » et donc à la crédibilité du témoin.
3) La souffrance des civils n’est pas l’apanage des seuls Palestiniens. Les civils israéliens ont souffert depuis des années des bombardements du Hamas. Dommage que l’auteur ne nous ait pas, durant toutes ces années, gratifié d’au moins un article aussi émouvant sur les souffrances israéliennes.
4) L’auteur décrit le 31 décembre sur les hôpitaux gazaouis débordés. Mais il omet d’indiquer que durant plusieurs jours (au moins jusqu’au 29 décembre), c’est le Hamas qui empêchait les blessés de se rendre en Egypte pour y être soignés. « Au Caire, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, a accusé le Hamas d’empêcher des centaines de blessés palestiniens de quitter Gaza pour se faire soigner en Egypte. ». « "On interdit aux blessés de passer" en Egypte (…) a dit M. Aboul-Gheit lors d’une conférence de presse avec le président palestinien Mahmoud Abbas en visite en Egypte. Interrogé sur les raisons de cette interdiction, le chef de la diplomatie égyptienne a répondu : "Demandez à ceux qui contrôlent Gaza. Nous attendons les blessés à la frontière, ils ne sont pas autorisés à passer". ». Il est donc difficile de ne pas y voir une volonté délibérée d’aggraver la situation des hôpitaux pour alimenter une propagande victimaire comme cela s’est déjà produit (cf. le « mort » qui se relève pour se remettre dans la civière de son « enterrement »).