A lire toutes ces réactions, je me dis que le Ministre concerné a formidablement réussi son opération de communication. On ne parle plus de la question essentielle qui est celle de l’éthique : peut-on être, par exemple, le symbole de l’interventionnisme humanitaire et avoir une activité privée de consultant auprès de régimes peu fréquentables ?
Autre chose : certains mots de la langue française, et c’est très dommage, ne seraient plus entendables que sous leur signification la plus connotée et sans doute la plus affigeante, permettant ainsi de discréditer ceux qui les emploient.
Je retiendrai seulement une chose, c’est que le Ministre concerné a sans doute marqué des points sur le terrain médiatique, mais qu’il en a perdu beaucoup plus dans l’esprit des citoyens