Ca commencait bien (hormis l’expression « marché des humains »), et ça finit en gloubi-boulga :
"Les erreurs et négligences commises par ces instituts dans leur
détermination des ratios capitalistiques d’une Banque par rapport à ses
engagements n’ont-elles pas ouvert la voie à des
conséquences systémiques ? Une idée reçue tenace veut ainsi que la
crise actuelle résulte d’un manque de régulation alors que - nuance -
elle provient d’une mauvaise régulation !"
Est-ce que les notations de ces agences de rating étaient réglementé&s ? non, à ma connaissance. Dès lors, une absence de régulation est-elle une mauvaise régulation ? Voilà la seule conclusion possible à votre article.
Oui, la régulation comporte des abbérations, pleins, par tonnes, elle peut être contourné par des avocats d’un client ayant des relations, le plus souvent dans ce cadre exclusif. Il n’empêche, si la régulation n’est pas là pour entériner des arrangements de copains, elle permet de palier les plus gros abus, notoiremment un rapport de force déséquilibré des parties lors de l’établissement d’un contrat, qui ne devient qu’un papier sans aucune valeur lorsque ce déséquilibre est parfait.
Quoiqu’il en soit, quelque soit le paradigme législatif, que ce soit le contractualisme anglo-saxon ou le droit positif latin, la probité est in fine déterminante.
Le droit positif latin apporte cependant la preuve d’une meilleure résilience face aux abus, qui se concrétise par une crise moins sévère (à priori moins de conneries de faites dans les banques françaises par ex).