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Emile Mourey 24 juin 2009 02:41
Emile Mourey

@ italiasempre

Au sujet du sens des mots. Pourquoi chercher des difficultés là où il n’y en a pas ? Tous les contemporains de César s’accordent pour reconnaître la précision de son vocabulaire. Tous les historiens s’accordent également aujourd’hui pour dire que César n’est pas arrivé en Gaule en terre inconnue, que le latin y était déjà une langue courante et qu’il n’a donc fait que reprendre des termes que les Gaulois utilisaient. Mon effort de traduction est plutôt de comprendre le sens des mots du vocabulaire de César, car le latin n’était pas, à ce moment-là, une langue fixée. Le latin de Cicéron n’est pas celui de César.

Les Commentaires sont le document par excellence qui nous fait connaitre les Gaulois et leur organisation sociale et politique au moment de l’arrivée de César. On ne peut tout de même pas inventer autre chose que ce que César nous dit. On ne peut pas non plus le corriger en allant chercher des textes disparates, antérieurs de quelques siècles. Et puis, vous avez Strabon qui nous parle de la Gaule en grec, pratiquement à la même époque, et qui évoque également le pays éduen. Seule différence, il qualifie Bibracte de forteresse (arx) alors que César l’appelle oppidum. Quant à Chalon, Strabon y voit bien une cité. Tout cela concorde.

Quant à la suite de votre propos, vous utilisez des mots que je ne retrouve pas dans le texte de César, ni ailleurs. Il parle certes de grandes familles - ce qui existait également à Rome - d’hommes connus, ayant du poids etc... mais d’aristocratie et de monarchie, je ne vois pas ! Des régimes monarchiques ? Mystère et boule de gomme ! A mon sens, comme je le dis dans mon article, le rix n’est pas un roi mais un chef d’armée. Vous parlez de séparation du pouvoir civil et militaire. Je suis étonné. Tout baignait alors dans le mystique et le religieux, ou alors, j’ai mal compris ce que vous voulez dire.

En revanche, je vous accorde bien volontiers le fait qu’il existait, en Gaule, avant l’arrivée de César, des conflits entre cités et au sein même des cités. Tout cela est très bien expliqué par César ; ce n’est donc pas un mystère. Là où je ne suis plus d’accord, c’est quand on héroïse les combats des cités entre elles quand il s’agit de la Grèce antique et qu’on les honnisse quand il s’agit de la Gaule.



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