@ lesavant,
La denonciation de Mitterand en tant que collaborateur s’est faite pendant ses mandats. Auparavant, une chappe de plomb sur son passe ne permettait a personne d’etaler au grand jour ses activites peu recommandables. De Gaulle souhaitait passer sous silence ces exces pour laisser dans l’esprit des francais une image de peuple reunifie et eviter une simili-guerre civile. Quant a la notion de nounou, de francais et de gros chagrin, il s’agit sans doute d’une theorie en vogue dans votre milieu mais que je n’ai jamais entendu dans ceux que j’ai visite.
Le systeme que vous preconisez ne fait qu’augmenter le systeme de corruption au sein d’un systeme politique et accentue le pouvoir des petits chefs ( en plus du nepotisme et du favoritisme). Le principal avantage d’un homme puissant sous une republique est la possibilite de le disqualifier lors des prochaines elections, ce que ne permettent pas les notions de favoritisme et d’elitisme lors d’une multitude d’elus ( le systeme perdure globalement).
Par ailleurs, le systeme de gouvernement actuel est le fruit de plus de 2000 ans d’adaptation de differents systemes aux cultures definissant le perimetre national. Croire qu’ailleurs sera mieux est une gageure et un mepris et une meconnaissance de ces populations autochtones ( quelle qu’en soit la culture).
Ceci dit, la morale en politique est plus basee sur une conception machiavelique du pouvoir que sur les notions d’humanismes que les politiques ( dont votre parti) essayent de nous inculquer. Quant a savoir ce que j’en sais, ne me connaissant pas, vous ne pourriez juger de l’etendue de mes connaissances en la matiere.
En ce qui concerne les socialistes decus, je pense que vous avez pris le probleme a l’envers : pourquoi ne pas vous poser la question de savoir pourquoi ils sont decus plutot que de mettre en avant l’ineluctabilite de leur ressentiment. Nous revenons systematiquement vers ce travers propre aux politiques : un dogmatisme associe a une stigmatisation du/des camps adverses puis, par extension, des traitres qui sont partis.