Cher Emmanuel,
Laisser penser que le coran et Mahomet aient aussi
aidé à libérer notre expression est
contredit par l’histoire telle que racontée par les premiers chroniqueurs
musulmans. A la Mecque où Mahomet est né et où il a commencé sa prophétie,
Allah était vénéré tout autant que son alter ego féminin Allat, en plus
d’autres divinités. A la Mecque, il y avait quelques chrétiens et à Médine et
alentours vivaient plusieurs tribus juives. L’islam a mis fin à cette variété
d’opinion et de pratique religieuse et l’Allah unique a pris le pouvoir et dominé
les autres. « Les gens du livre », c’est à dire les juifs et les
chrétiens, ont depuis été accusés de ne posséder que des écrits falsifiés et
que le seule livre qui vaille était dorénavant le coran. Je le regrette, mais
c’est ça mon histoire que j’assume pour la dépasser. La liberté d’expression et
surtout de critiquer le coran et Mahomet est l’interdit le plus absolu dans
tous les pays musulmans. Et à cela se greffe l’interdit de critiquer le roi ou
le président dans pas mal de dictatures qui règnent dans ces pays.