L’islam n’incite pas à cultiver une foi par défaut.
La foi par défaut est la pire des fois, car grâce à elle le crédule pourrait croire en n’importe quelles balivernes.
L’islam s’oppose à la foi par défaut. L’islam est rationnel et appelle
à la rationalité et au développement d’une foi cultivée sur la base de
certitudes sérieusement et profondément touchées et étayées.
Il appartient à tout un chacun de ne pas nourrir une foi par défaut
dans ce qu’il reçoit comme premiers enseignements spirituels (mais à
faire le tour de toutes les religions, puis comparer et juger) quelle
que soit la société dans laquelle il né et le milieu spirituel dans
lequel il évolue. Cela est valable pour tout le monde, y compris les
musulmans et les athées.
L’islam appelle à la raison, et il
n’est pas rébarbatif à ce qu’elle lui soit appliquée en premier et
dernier lieu, le Coran appelle d’ailleurs à ce qu’il soit justement soumis à une
lecture raisonnée et raisonnable et évoque (lui-même) l’erreur de ceux qui
récupèrent les croyances de leurs parents par défaut combien elle
serait grave s’il venait aux parents d’être eux-mêmes dans l’erreur et
qu’il venait aux leurs générations de les suivre aveuglément dans
l’erreur.
A contrario, combien serait aveugle et
aveuglant un discours religieux qui appelle à suspendre la raison et
à cesser de poser des interpellations face aux ambiguïtés qu’ils
véhiculent alors que celui qui s’interroge ne voudrait connaître que la
vérité.
Heureusement, certains ne mettent
pas leur esprits en veilleuse, ne réagissent pas aveuglement, ni ne
réagissent de façon épidermique diamétralement opposée (en mettant
toutes les tendances spirituelles dans le même sac). En cherchant la
vérité ils finissent pas la trouver.
En Islam, le concept de foi est désigné par le terme arabe : Îmâne, lequel signifie la totale certitude.
La foi réelle, la foi pure en Dieu, ne voile pas la Raison, ni ne la viole. Bien au contraire, la RAISON est le meilleur outil qui puisse être au service de la Foi.
L’islam n’accepte pas, ou du moins, apprécie vraiment très peu la foi
par défaut, la foi distancée de la raison. Au contraire, il nous intime
de chercher des vérités avec lesquelles la raison ne s’oppose pas.
Le prophète disait : la méditation d’une heure est plus salvatrice que l’adoration de mille ans cumulée.
La foi, disait le prophète, est ce qui tombe dans le coeur, ce que la raison accepte, et ce que l’action corrobore.
Dans cette formule on se retrouve avec 3 composantes : le cœur
(l’affect, le sentimental), le cerveau (l’intellect, l’esprit) et le
moi agissant en conformation avec l’interaction liant le coeur à
l’esprit, liant l’affect à l’intellect, et l’amour avec la raison.
Que l’une de ces composantes tombe, la foi ne serait plus parfaite, et sa qualité et sincérité en pâtiraient.
Tout ceci pour dire que je ne suis pas un musulman par défaut, et que le meilleur des musulmans n’est pas celui qui l’est par défaut.