Bonjour, Bernard.
L’affaire libyenne est clairement empoisonnée, et Sarkozy qui comptait capitaliser dessus risque d’en être pour ses frais. La faute à une décision prise dans la précipitation (après, paradoxalement, une tergiversation pénalisante) et surtout à un objectif des plus ambigus. Un objectif qui constitue un piège car il est à la source de toutes les interprétations et de tous les retournements de veste. Une évidence prafaitement résumée dans le maître-mot du titre : « chaolition ».
Un chaos en voie de formation qui risque , en outre, de pénaliser indirectement les discussions du prochain G8 de Nankin (31 mars) consacré à la situation monétaire. Pas de chance pour Sarkozy là non plus car il comptait sur ces sommets pour se refaire une santé en 2011. Le « burn out » n’est pas l’apanage des Français, il atteint également l’UMP et son chef, de plus en plus « démonétisé » pour rester en lien avec le sommet de Nankin.