Des individus interchangeables en droits ? Quel horreur. Vous voulez construire une société de pions ? Et hop, on change le fils en père ; la mère en père ; l’inconnu par le connu ; Hélas pour vous il y a une certaines vie sociale et donc chacun ayant sa fonction, personne n’est interchangeable.
Le mélange des populations n’est en rien la sauvegarde contre le racisme, c’est au contraire son explosion assurée. Statistiquement, entre personnes aux codes culturels très divergents, il y aura beaucoup plus de conflits qu’entre personnes sur une même longueur d’onde culturelle. Les cités bigarrées en sont la démonstration. Mettez ensemble des personnes qui n’ont aucun liens entre elles ni attachement commun dans un même lieu, vous verrez tout un tas de problèmes surgir.
Les gens aiment plus leurs proches que ceux qui leur sont inconnus. C’est humain. C’est la raison naturelle du communautarisme. « Qui se ressemble s’assemble ». L’homme n’est pas une machine réductible à son estomac. C’est un être sentimental, doté d’une histoire, qui s’attache naturellement à ce qu’il perçoit comme son groupe social et en premier lieu aime ses origines, condition sine qua non de son amour-propre.
Comment peut-on encore nier que le racisme soit une loi naturelle qui s’exprime lorsque les hommes vivent dans certaines conditions ? N’y a-t-il pas eu suffisamment d’exemples historiques qui illustre ce fait ? L’étrangeté de l’autre, si gérée sans « diplomatie », provoque le pugilat.
Pourquoi donc mettre en place les conditions de cette explosion raciste (en favorisant l’immigration), puis faire sonner les trompettes antiracistes pour étouffer les rancoeurs qui découlent de ces conditions ?
C’est très vain. Jamais une moralisation à deux balles n’a pu empêcher durablement l’expression de sentiments consécutifs à une situation sociale. Les sentiments sont premiers. La raison arrive bien après. Une société où la raison s’épanouit est une société stable, où les besoins affectifs des hommes sont assouvis. Les petites routines particulières se complètent et participent du même bien commun. En revanche, dans une société où les gens sont en carence affective, isolés, pleins de ressentiment, la raison subit un tropisme déformant, une raison sans cesse polluée par l’affect qui est ... le racisme.
Les politiques ont nié l’humanité de l’homme : ils l’ont voulu sans histoire, ni racine, ni attache. Ils ont poussé celui-ci à s’éparpiller, à s’isoler dans des lieux où ils ne côtoient que des inconnus, le plus souvent aux moeurs incompréhensibles - quand ils ont une morale...
C’est une faute car l’homme a besoin de sécurité affective. Cela va exploser en racisme généralisé.
Nous le payerons tous.