Varier avec le vent, dites-vous ? F. Mitterrand arrive en France en décembre 1941, il travaille pour une taupe des services secrets de Londres de janvier à avril 1942, puis il choisit la résistance à la fin du printemps 1942, et confirme ce choix tout au long du second semestre. Où est le problème ? Vous voulez comparer avec Maurice Couve de Murville (directeur des Finances extérieures de Vichy de 1940 à 1943, membre de la commission de Wiesbaden, intervenant dans une aryanisation), Jacques Foccart (fournisseur de l’organisation Todt), Michel Debré (promu maître des requêtes au Conseil d’Etat en 1942), Antoine Pinay (membre du Conseil national de Vichy), Raymond Marcellin (décoré de la francisque), Jean Foyer (chargé de mission dans un ministère de Vichy en... décembre 1943) René Coty (qui a voté les pleins pouvoirs), Edmond Giscard d’Estaing (décoré de la francisque), ou même Robert Buron (membre du comité d’organisation du cinéma de Vichy) ?
Votre insinuation sur Maurice Papon est délirante. Maurice Papon était trésorier du parti gaulliste, député-maire gaulliste ! F. Mitterrand n’en avait rien à faire qu’il soit condamné. Quant à René Bousquet, F. Mitterrand est intervenu une fois, nous disent Pierre Favier et Michel Martin-Roland, dans la procédure : pour l’accélérer ! Sans commentaire.
Si vous nous parliez des gauchistes de Survie qui se sont spécialisés dans la négation systématique des crimes du FPR/APR, en diffamant tous les auteurs qui s’y intéressent (rapport Gersony, rapports Reyntjens, rapport Hourrigan, rapports d’Amnesty international, livres d’Abdul Joshua Ruzibiza et Pierre Péan, articles de Stephen Smith, pour ne citer que ceux-là) ?