En annonçant la création d’un fichier des allocataires sociaux, dans
lequel figurerait l’ensemble des prestation sociales versées, X.
Bertrand a donné des gages à la Droite populaire, véritable interface
entre l’UMP et le Front national.
Le prétexte avancé est la fraude
aux allocations. L’arnaque c’est que le rapport parlementaire en date du
29 juin 2011 mettait en évidence que l’essentiel de la fraude sociale
est lié au travail au noir, beaucoup plus qu’à la fraude aux
allocations. Cette fraude, à l’initiative des entreprises qui se traduit
par le non versement des cotisations sociales, prive la protection
sociale de 8 à 16 milliards d’euros de recettes par an.
Cette
stigmatisation des plus pauvres au sein des couches populaires fait
partie à l’évidence de la panoplie électorale de l’UMP en vue de la
présidentielle de 2012, tout comme la répression, ainsi que le montre
l’intervention policière récentre contre une trentaine de familles sans
logement, rue de la Banque il y a quelques jours.
Dans
la crise économpique et financière qui perdure, ce ne sont jamais les
patrons fraudeurs, les spéculateurs, les banques, les responsables d’une
dette, qui n’arrête pas de gonfler, qui sont poursuivis mais les
victimes de la crise, les déshérités qui sont désignés du doigt. C’est inadmissible !