Vous vous trompez : les réseaux souples et sans hiérarchies sont à la fois l’élément fondateur de la démocratie réelle et l’outil majeur d’amélioration de l’efficacité des entreprises modernes : c’est donc loin d’être une question d’idéologie.
A l’inverse, les bureaucraties sont les institutions mises en place par les
oligarques, rois, monarques élus, ou patrons, afin de diviser pour
régner. L’ennui, c’est qu’elles sont inefficaces parce que dans toute hiérarchie l’information circule très mal : de « bas-en-haut », l’essentiel de l’information se perd, et de « haut-en-bas », elle est la plupart du temps « à côté de la plaque » faute de pouvoir matériellement et humainement être traité par l’ensemble des micro-despotes parvenus à leur niveau d’incompétence dans leur hiérarchie. Résultat : dans les systèmes hiérarchiques, le chef, le patron, le fuhrer ne sait rien de ce qui importe, et ses décisions sont donc en conséquence absurdes jusqu’au tragique, et pourtant elles sont néanmoins appliquées par des bureaucraties irresponsables en vertu du principe bien connu du « parapluie hiérarchique ».