@ Antenor
En ce qui me concerne, j’ai choisi de raisonner à partir d’un phénomène logique d’expansion coloniale. A supposer que la première implantation à l’intérieur de notre pays ait eu lieu à Chalon, avec une fortification/refuge, protectrice, sécuritaire et défensive sur la colline de Taisey - c’est logique puisqu’à l’extrémité du couloir Rhône/Saône + poissons + gibiers + terrains cultivables -, le pagus originel se détermine grosso modo sur la zone que la forteresse surveille, mais surtout où elle est en mesure d’intervenir. C’est une zone sécurisée pour les citoyens. Au-delà, c’est à leurs risques et périls. Chalon a son pagus, Mont-Saint-Vincent a le sien. Ces pagus se sont ensuite étendus jusqu’à se rencontrer sur des limites/frontières. Le rhéteur Eumène, au III ème siècle, nous donne une bonne description du pagus Arebrignus, pagus de Bibracte/Mt-St-Vincent. Les territoires de ces pagus ont évidemment évolué au cours de l’Histoire mais le fil est là. En 1927, l’abbé Chaume l’a excellement bien montré pour la Bourgogne.
Quant à comprendre ce phénomène d’expansion d’une population dite citoyenne (éduenne, arverne ou autre) par fondation de colonies/filles, je pense qu’il ne faut pas se faire des illusions humanitaires. La force venant de la cité/mère, la loi qui était appliquée aux précédents occupants des terres devait ressembler à peu près à ceci : soumission ou dehors !
Dans mon hypothèse d’installation de l’importante population boïenne sur le mont Beuvray/Gorgobina par César, c’est certainement ainsi que cela a dû se passer. Les Boïens se sont installés dans le Morvan, dans les maisons bien chauffés des Morvandiaux arvernes et ils leur ont dit d’aller vous faire voir ailleurs !.