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paconform 16 décembre 2011 15:26
Raymond SAMUEL

Moraucon,

Vous affirmez :

- « dans les foyers comprenant un ou plusieurs enfants en bas âge la femme est plus apte à la relation monoparentale que l’homme ».

Quelle femme ?
Qiuel homme ?

Physiologiquement la femme seule peut allaiter, et elle a un taux de prolactine plus élevé que l’homme et des hormones adaptées, parce que la nature l’a désignée pour porter l’embryon et le fœtus, puis, pour nourriir et prendre soin du bébé et du jeune enfant. C’est un fait indiscutable.
Les hommes, dans le passé du moins, étaient jugés (par femmes et hommes) sur leur capacité et compétence au travail. l’honneur de l’homme tenait dans sa constance à remettre sa paye à son épouse.
Mais dans quelle mesure ces faits de nature sont-ils contrebattus par la culture  ? que sont devenuent les femmes aujourd’hui ? que sont devenus les hommes d’aujourd’hui ? quelles est la force du conditionnement des femmes et des hommes par les idéologies dominantes récentes  ?

Si l’on suit les féministes, on n’est plus sûr de rien. Caroline ELIACHEFF, par exemple, écrit :

- « Les femmes ne veulent plus, ne peuvent plus, sacrifier leur vie sociale à l’éducation de leurs enfants » (et ce n’est qu’un échantillon).
Des parents qui ne peuvent pas et ne veulent pas s’occuper de leurs enfants ne sont pas des parents.

L’incompétence et l’ignorance des jeunes en matière de maternage et d’éducation est aussi flagrante chez les filles que chez les garçons. Et tout ce qui risque d’entraver « la vie sociale des femmes » (donc notamment les enfants) est devenu ennemi et rejeté sans discussion possible.

Personnellement j’ai vu une majorité d’enfants en bas âge s’attacher davantage à leur père qu’à leur mère que les enfants ressentent probablement comme moins sécurisante (la fragilité et l’instabilité qui frappe beaucoup de femmes du fait de la maternité a sans doute une forte incidence). J’ai vu aussi donner le sein ou le biberon sans établir la relation forte (par l’expression du regard notamment) dont le bébé a un besoin absolu.

Il n’est pas question de faire des statistiques : Y-a-t-il plus de bonnes mères que de bons pères ou l’inverse ?

Mais il est devenu très hasardeux de dire à notre époque que les hommes sont moins aptes que les femmes dans le rôle de parent d’enfants en bas âge.
J’en suis heureux pour les hommes. Personnellement, j’ai eu le bonheur d’être l’un de ces pères à la maison, et ma femme (plus jeune d’une génération) a pu dire : « sans...(moi), j’aurais fait de grosses bêtises ». Ce qui ne l’empêchait pas, d’ailleurs, en authentique femme qu’elle était, de me donner des consignes...



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