La déficiente prestation du richissime Fabius, autre prince des Bobos, hier soir face à Sarko, confirme, s’il en était besoin, le vide du pseudo programme de celui qu’il représentait.
Le PS n’est décidément pas disposé à y aller pour de bon et fait semblant. Ce qui est d’ailleurs de son intérêt à terme. Ne vaut-il pas mieux laisser les autres prendre les coups et poursuivre les réformes impopulaires qui s’imposent envers et contre tout ? Il sera toujours temps de tirer les marrons du feu et de se redorer le blason en recommençant à faire des cadeaux aux frais de ceux qui auront fait les efforts pour regarnir la tire-lire. D’autant plus que faute de ces mêmes réformes l’issue serait la même pour cause de faillite, alors à quoi bon se fatiguer ?
Un échec à la présidentielle assurera de plus au PS l’avantage de se retrouver dans la position confortable et si facile d’une opposition stérile.
Le PS n’étant décidément plus un parti de gouvernement, à quel titre l’un de ses représentants (n’ayant au demeurant jamais particulièrement brillé) pourrait-il devenir chef de l’Etat ? Nombre de ses militants et sympathisants doivent se poser la question.