Bonsoir Ariane, et vous tous,
C’est un débat piège. Si Mélenchon allume Cahuzac, comme certains le prévoient, et l’espèrent, l’un va passer pour violent, énervé, l’autre pour un rippou. Qui en profitera ? J’espère (mais l’espoir n’a aucune valeur...) à l’inverse que Mélenchon va élever le débat au niveau de la politique globale, économique, européenne, et il y a de quoi dire. Bien sûr il ne faudrait pas qu’il élude totalement l’actualité délicate qui concerne Cahuzac, mais avec une formulation assez implicite pour ne pas être une attaque facile, trop facile, on ne frappe pas un homme à terre (ou presque).
Mélenchon est souvent porté par la colère, et à mon sens c’est une qualité, le cœur qui parle, on le sent encore révolté, à l ’inverse de tous ces calculateurs dont l’expression est indexée sur le CAC40. Mais pourvu que son palpitant fulmine contre les vrais coupables, les causes réelles, au lieu de s’en prendre à un individu précis, trop vulnérable, en effet victime sacrificielle, une chèvre offerte au loup qui tomberait dans le piège.
Cette offre médiatique me fait penser au passage chez Drucker. Après ça, Mélenchon aurait-il été en mesure de protester contre un certain ostracisme médiatique ? Quand on est passé chez Drucker l’argument ne tient plus...