@ Richard Schneider
Merci de votre lecture.
*** "Malheureusement, la situation étant ce qu’elle est, on ne voit pas
comment les classes populaires pourraient s’unir et défendre les « conquis sociaux »« ***
La »situation" dont vous parlez se caractérise essentiellement par un fatalisme, à mon avis, c’est-à-dire la croyance que l’on vit dans un contexte économique qui rend impossible la conservation des améliorations acquises. Ce fatalisme lamine la contestation sociale.
La conséquence est que soit l’on défend ces conquis sociaux (au mieux), soit on y renonce (au pire). On cède dans ce second cas au fatalisme ambiant (crise, mondialisation, dette, blablabla) en se disant qu’en effet, il faut vite liquider ces avantages indus (comme en ballon on jette du lest pour remonter).
L’article souligne la dimension de lutte, de conflit, de combativité qu’il faut associer à ces conquis sociaux.
Il s’agirait donc de promouvoir une attitude offensive plutôt que simplement défensive. Et un bon mot d’ordre fédérateur pourrait être le suivant : étendre toutes les conquêtes sociales à l’ensemble de la population, et non seulement à ceux qui les ont obtenus. Exiger leur universalisation plutôt que simplement défendre son bout de gras. Les régimes spéciaux de retraite devenant le régime général, par exemple.
Ne rougissons pas de demander la Lune, il nous la faut.