@subcommandante
J’ai un a priori contre le sunnisme, je
l’admets et je m’en cache pas.
Je vous donne raison quand vous
soulevez la question de justice, et faisant observer que « les
symboles » sunnites ne sont aucunement des saints comme la
tradition veut le faire croire, elle réussit bien au vu de
l’indignation que suscite ne serait-ce que la critique.
Mais vous leur ressemblez dans votre
haine. Il n’y a pas à choisir entre deux haines. La haine est
quelque chose de monstrueux, et il faut la combattre en faisant un
travail sur soi, non en la cultivant.
C’est un fait indéniable que la
tragédie chiite est doublement trahie et par la négation historique
et par un quasi « génocide » aussi bien culturel que
humain.
Tant que les intellectuels arabes et
musulmans n’ont pas fait l’effort de revoir leur histoire de manière
dénuée de préjugées et de partis pris, il sera encore loin le
jour qui annoncera le « printemps arabe ».
Mais comme l’a dit @popov, Mohammed
aurait dû préparer sa succession en désignant clairement le mode
de succession, les personnes etc (d’autant plus qu’il était malade).
Il n’en a rien fait. Il a continué comme s’il était éternel.
Il ne faut pas oublié que Ali fut
quelqu’un qui n’était fait ni pour la gouvernance ni pour le
commandement.
« A la guerre comme à la
guerre », Mohammed savait être pragmatique quand les
circonstances le demandaient. Ali a eu en face des gens peu
scrupuleux, ils ont triché, et usé de moyens politiques très
discutables pour consolider leur pouvoir, alors qu’Ali fut un
mystique, et il a même admis sa défaite et a reconnu le pouvoir aux
autres. Il faut également avouer qu’il n’a pas beaucoup aidé ses
collaborateurs ni ses sympathisants, et pourtant sa cause était la
plus défendue entendue par le petit peuple, la victoire fut à portée de
main, mais s’en détourna.