Hervé,
Même si j’ai toujours souhaité ce réveil, j’ai toujours redouté qu’il vienne de « n’importe qui ». Renverser la table, ça, les peuples savent le faire et ça peut se produire n’importe quand (voir révolte des Tunisiens à partir d’une anodine bavure policière). Mais s’il n’y a pas de relais derrière, ça tourne à la Prise de la Bastille (Révolution française) ou à la Révolution bolchevique. Ca peut même virer à La nuit des longs couteaux. Des scénarios catastrophes qu’on annonce pour qu’ils ne se produisent pas. Malheureusement, à Kinshasa, le pouvoir et l’opposition se conduisent de manière qu’un peuple au bout des frustrations décide à tout moment de faire irruption dans l’histoire avec ou sans agenda politique. Par exemple, opposition et pouvoir continuent de miser sur les élections de 2016 sachant pertinemment qu’elles ne servent à rien. L’espoir d’être calife à la place du calife, comme vous le dites si bien.