« Non, je parle d’une époque pas si lointaine.
L’élevage extensif en plein air était alors la norme. Il consistait à élever
des porcs toute l’année à l’extérieur sur une prairie et à les loger dans des
cabanes adaptées. »
Vous êtes encore dans une logique écologique capitaliste.
Evidemment la manière de traiter les animaux est importante, mais là n’est pas
le problème.
La « révolution verte », a coupé le lien
vertueux qu’il y avait, lorsqu’une même exploitation agricole faisait de l’élevage
et des récoltes. Car les déchets de l’un alimentaient l’autre. En séparant, l’élevage
des récoltes, nous avons concentré les facteurs polluant s et augmenté de
manière vertigineuse le cout énergétique liés au transport. Nous avons rendu
totalement dépendant, les récolteurs d’un côté et les éleveurs de l’autre, aux intermédiaires
(banque, sociétés de transport, centrale d’achat…). Les matières premières
étant soumises à la spéculation boursière, le coût de l’alimentation animal a
explosé. Etc…etc…