@ auteur et contributeurs
Quelques chiffres pour clarifier le débat et tordre le cou à certaines assertions de ce fil.
Part du transport (tous moyens confondus) dans les rejets de CO2 : environ 35% (source ademe).
Consommation de produits pétroliers en millions de tonnes équivalents petrole (source min. transports) : rail 2,0 ; voies maritimes 3,0 ; transports aériens 6,3 (fret + passagers) ; transports routiers de voyageurs, y compris en zone urbaines : 1,0 ; fret routier 17 ; véhicules particuliers : 25 ! L’usage de l’automobile particulière est donc une activité fortement polluante.
Sur les véhicules concernés. Production de CO2/km (source ademe), je prends les cas de véhicules familiaux, puis des 4x4, le tout en diesel.
Familales, ludo et monospaces
- Citroen picasso 1,6 HDI : 139
- Idem en 2,0 HDI : 146
- Peugeot 407 HDI : 148
- Peugeot Partner 1,6 HDI : 143
- Renault Scenic II 1,5 DCI : 145
- Le meme en 1,9 DCI : 159
- Renault espace IV (c’est gros !) 1.9 DCI (7places) : 180
Dans les 4x4 (plus petites valeurs trouvées)
- Hyundai 2.2 Santa Fe 189 (deja plus que espace)
- Land rover free lander TD4 : 205
- Nissan x trail 2.2 VDI : 190
- BMW X5 : 229
Quant aux gros 4 x4, on tombe sur des scores importants :
- Hyundai terracan 2.9 CRD : 249
- Land defender : 296
- Nissan patrol GR 3.0 : 252
etc.
On peut donc dire que globalement et à nombre de personnes transportées égal, les 4 x 4 sont plus polluants que les familiales, y compris les monospaces, même les + gros.
De plus, pas besoin de sortir de HEC pour dire que leur usage de véhicules utilitaires tout terrain se justifie entièrement dans certains cas (agriculteurs, debardeurs, garde forestier, etc.). En revanche, je ne vois pas du tout à quoi cela peut servir en ville, par exemple à Paris, sinon a) à prendre plus de place au sol ; b) à constituer un risque majeur en raison de leur poids et taille vis à vis des autres usagers, y compris usagers fragiles comme piétons et deux roues.
Globalement l’attitude qui consiste à acheter un 4 x 4 dans une grande ville s’apparente soit à de l’inconscience, soit à de la frime (ou au deux), et se double d’une certaine dose d’égoisme, voire de mépris pour l’avenir de la planète.
Le comportement eco-citoyen a encore du chemin à faire !