Le mot richesse est galvaudé par les économistes qui voudraient en faire une données « excelisable ». Ne nous laissons pas aveugler par cette OPA sur les mots. Il y a le PIB, le PNB, la productivité horaire ou annuelle, mais la richesse, elle ne se mesure pas car elle est faite de valeurs quantifiables (ex. celles citées plus haut) et de biens communs non quantifiables (ex. les services à la population, le niveau d’éducation, de soins, le « bonheur national » que certain ont l’outrecuidance de vouloir mesurer, etc.).
L’économie et ses composantes créent donc des valeurs financières, pas de la richesse en tous qu’une petite partie. Je partage largement l’idée que l’on parle du coût du travail et jamais ou presque de ce qu’il rapporte (signalons au passage que la France est dans les premières nations mondiales en termes de productivité horaire et même annuelle !) et jamais celui du capital. Il serait bon de rappeler que 10 % du PIB ont dérivé en 30 ans du monde du travail vers celui de la finance, ce dernier monde étant capable d’annihiler toute les valeurs produites lors de crises économiques comme celle de 2008. Or les 10% de PIB vers le monde du travail aurait été réinjectés dans l’économie réelle, via la consommation au sens large, les cotisations sociales, et les 10% détournées par la finance n’ont servi à rien, qu’à générer des bénéfuices pour une oligarchie et in fine à créer des crises économiques dont le coût final aura été payé par le monde du travail (principes du too big to fail et du mutualiser les pertes mais privatiser les bénéfices)....