Un libraire est un commerçant. En quoi son avis sur un ouvrage est-il plus fondé que celui du lecteur qui veut l’acheter, au point d’en organiser la censure, et de s’en vanter encore ? Un libraire qui refuse de vendre un livre parce qu’il ne lui plaît pas est un mauvais commerçant, une andouille et un prétentieux. Un libraire qui, par la suite, va pleurnicher dans les jupes du Ministère de la Culture que le méchant Amazon lui fait des misères est de surcroît un parasite vivant des subventions publiques, et en tant que contribuable, je me réjouirai de le voir tirer le rideau.