« A vous entendre il fallait laisser la « libre parole » à Drumont et ne pas pendre Streicher au prétexte qu’il n’a tué aucun juif. »
Il fallait répondre par la parole à la parole de Drumont - ce que n’ont pas manqué de faire certains de ses adversaires. Et non, il ne fallait pas pendre Streicher pour son journal.
Cependant, je précise que je ne considère pas les appels au meurtre comme une simple communication devant bénéficier de la liberté d’expression. Il s’agit de ce que l’on appelle en linguistique une parole performative : une parole qui est un acte et non seulement l’expression d’une idée.