@tikko67
Le régime concordataire en Alsace-Moselle est un élément du
droit local alsacien et mosellan. Il reconnaît et organise les cultes
catholique, luthérien, réformé et israélite et permet à l’État de salarier les
ministres de ces cultes. Il constitue donc une exception à la séparation des
Églises et de l’État. À son entrée en vigueur, il reconnaissait égales les
trois confessions et la religion présentes.
Il est issu du concordat de 1801 signé entre Napoléon
Bonaparte et Pie VII, lequel n’a été abrogé ni par l’annexion allemande en 1870
ni par le retour des trois départements au sein de la République française en
1919. Ce maintien du statut concordataire fait suite à une promesse de
respecter les traditions des provinces recouvrées par le général Joffre lors de
la libération de Thann le 7 août 1914, promesse renouvelée par le Président de
la République Raymond Poincaré en février 1915 et par le maréchal Pétain en
1918 alors que 90 communes alsaciennes sont administrées par la France lors de
la première Guerre mondiale.
Cela n’a rien de républicain.