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lloreen 27 février 2016 16:31

Le secret de l’ état esclavagiste.
« Un système esclavagiste efficace est impossible à moins que les esclaves ne se l’imposent les uns aux autres. »

Jerry Day


L’image de l’esclavage qui présentant une masse énorme d’esclaves souffrants, contraints par la force et contrôlés par quelques maîtres puissants et cruels est une vue très simpliste et fausse de l’esclavage moderne. De nos jours, l’esclavage est accompli très différemment. L’esclavage moderne est autant tactique et psychologie que force brute. De loin, le meilleur type d’esclave est celui qui accepte d’être un esclave, ou qui au moins accepte les conditions. Et aujourd’hui la technologie psychologique est utilisée pour faire les gens choisir l’esclavage pour eux-mêmes.

Laissez-moi vous donner un exemple. Il est important de garder à l’esprit que l’esclavage a impliqué des maîtres noirs et des esclaves noirs pendant plusieurs siècles avant que les Européens blancs ne reprennent la pratique. L’esclavage est affaire de pouvoir, pas affaire de races. La psychologie et les tactiques brutales de l’esclavage ne sont un secret pour personne. Exemple : dans les années 1770, dans les États esclavagistes du Sud, un propriétaire terrien pouvait avoir comme tâche d’établir une nouvelle plantation. Il achète des esclaves et les rassemble pour les endoctriner. Le riche fermier accuse un jeune esclave mâle de désobéissance ou de ne pas se montrer docile, et ce jeune homme est horriblement puni et tué, peut-être même lynché ou écartelé par des chevaux. Ceci a lieu devant les femmes esclaves qui sont profondément traumatisées par ce spectacle public de violence contre un jeune homme noir innocent. Les femmes esclaves élèvent alors leurs fils pour qu’ils soient obéissants et serviles.

Les jeunes enfants noirs sont subséquemment élevés avec sévérité par leurs mères afin qu’ils adoptent le type de comportement nécessaire pour conserver les bonnes grâces du maître. Après avoir été témoins d’un ou deux de ces événements terribles, les femmes esclaves deviennent l’école, l’usine à conditionnement, les éducatrices et les laveuses de cerveaux du collectif d’esclaves, de la nouvelle génération d’esclaves.

Un système esclavagiste efficace est impossible à moins que les esclaves ne se l’imposent les uns aux autres. Au moment d’atteindre l’âge adulte, les hommes noirs étaient totalement endoctrinés par leurs parents et leurs gardiens à se comporter comme des esclaves et à en avoir la mentalité. C’étaient les opérations psychologiques des années 1770, l’opération « choc et effroi » de la plantation. Aujourd’hui, le propriétaire de la plantation c’est l’État, la loi, la police, les médias, les banques et les corporations, et les esclaves c’est vous et moi.

Dans les plantations d’antan, le résultat de la démonstration de cruauté et de violence était la conformité volontaire. Les jeunes noirs n’ont jamais été encouragés –même par leurs familles et leurs amis– à penser par eux-mêmes, à explorer leurs aspirations et opportunités, ou même à croire en leur potentiel. Leurs âmes et leurs esprits furent brisés, leurs pensées emprisonnées, pas uniquement par les maîtres, mais aussi par leurs familles et leurs amis. Même quand nous pouvons voir clairement l’esclavage, nous ne pensons pas être en train d’aider à le créer en acceptant et en imposant les règles et les contraintes qui constituent cet esclavage. Nous avertissons nos enfants qu’il leur faut suivre les règles pour qu’ils ne subissent aucun tort de la part de l’État. Ce type de conditionnement social a des conséquences néfastes. Il n’était pas difficile à observer que, ayant atteint l’âge de travailler, le jeune esclave noir des plantations n’avait aucune idée de comment remettre en question ou défier l’autorité, comment organiser la justice, comment revendiquer ses droits, comment agir contre le système ou contrôler sa propre destinée. Aucune idée.

C’est ce que nous font subir notre État, nos écoles et nos médias qui nous demandent de l’imposer aux autres. L’État fait la promotion du concept de l’égalité des genres autant qu’il exploite constamment la différence entre les genres en montant un genre contre l’autre. Les hommes sont dépeints comme des brutes ou des simplets, et les femmes comme des victimes ou des protestataires. Les médias et l’État cherchent à nous diviser de toutes les façons à leur portée. Les femmes et les hommes ont une psychologie fondamentalement différente, mais sont conçus pour être une équipe complémentaire. Nos différences ne sont pas un problème. Ces différences nous rendent, en fait, plus forts quand nous sommes en partenariat tel que dans l’unité familiale.

Source :

Jerry Day, 23 mai 2015

« Ce n’est jamais mal de prendre sa liberté… Ce n’est jamais bien de prendre la liberté d’un autre. »





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