@Crab2
Que la terreur ait
pu être utilisée par certains pour des raisons d’ambition
personnelle ne devrait pas occulter le fait qu’elle visait avant
tout à protéger les acquis de la révolution et que la république
en est issue et en est nourrie dans ses gènes.
N’oublions pas que
le roi Louis XVI a refusé de s’accommoder d’une monarchie
constitutionnelle et que sa fuite avortée à Varennes signait l’aveu
de sa volonté de rétablir l’ordre ancien avec l’appui de
l’étranger où la révolution française suscitait l’enthousiasme,
notamment en Allemagne, et ébranlait donc les certitudes de
l’aristocratie au pouvoir.
Cela s’appelle de
la haute trahison et, en temps de guerre, c’est passible de la peine
de mort ; cette dernière lui fut douce comparée aux férocités
qui accompagnaient les exécutions sous son règne.
Morte la tête, mort
le serpent fut l’illusion qui courait en ces temps farouches aussi
bien d’un côté que de l’autre.
Dans le prolongement
de la terreur vint Bonaparte, surtout celui du Pont d’Arcole, qui
apporte une certaine continuité et sa défaite à Waterloo marque
vraiment le début de la contre-révolution appelée restauration
sous le pesant protectorat des armées étrangères victorieuses.
Alors Robespierre et
les siens et ceux qui l’ont précédé dans le cycle de la terreur
étaient sans doute des patriotes couverts du sang de certains de
leurs concitoyens mais ils ne furent au grand jamais des
contre-révolutionnaires.