une « famille d’accueil » à l’âge de 4 ans et ne fût reconnu par son père que 13 ans
Longtemps traité de batard, mal accepté par les grands bourgeois en tant que nouveau
riche, Fidel a accumulé les traumatismes pendant son enfance et sa jeunesse. Son désir
de revanche l’a poussé, non pas à libérer Cuba, mais à en devenir le propriétaire,
poursuivant ainsi l’oeuvre de son père. A travers ses expériences agricoles désastreuses,
il s’est comporté comme un latifundiaire incompétent.
Sa façon de disposer du peuple est identique à celle d’un seigneur de droit divin.
Les cubains qui sont revenus d’Angola savent que cette guerre n’était pas la leur,
les médecins envoyés à l’étranger pour des dollars, ne l’acceptent que parce qu’ils ont,
pour beaucoup d’entre eux, le projet de ne pas revenir. Les tours de garde absurdes
pendant la nuit, les journées de travail « volontaire obligatoire » (non payées), l’escuela
al campo pour la jeunesse... tout cela témoigne de cet esprit de grand propriétaire.
Quant à la « transmission familiale » de la propriété au petit frère... est-ce une
conséquence de l’embargo ou de cette conception latifundiaire ?