Ma patrie (principale) n’est pas le français, c’est la France. Le français et les lettres françaises en sont des composantes majeures. Il en est d’autres, comme la goût exacerbé de la libre-pensée, et d’autres encore, de toutes natures, comme nous savons.
Je prône l’emploi de « nationalisme » et de « nationaliste » en les débarrassant des connotations détestables qui n’ont aucune de raison de leur être consubstantielles. Il faut bien pouvoir nommer – notamment, mais pas seulement – ce qui est relève de l’indépendance nationale. Que celle-ci soit partielle ou entière est accessoire. Une politique d’indépendance énergétique, pour prendre un exemple parmi cent, et quoi qu’on en pense, doit pouvoir être qualifiée sans fausse honte de nationaliste. « Patriotique » implique beaucoup plus le sentiment dans sa présence palpable. « Nationaliste » s’oppose à « mondialiste », à « fédéraliste », etc. Il ne s’oppose pas nécessairement à « internationaliste » ; vaste sujet bien sûr.