Paul Ricœur a reconnu une «
courte période d’égarement de moins d’un an » d’admiration et soutien de
Pétain, mais c’est en réalité pendant cinq ans, de 1939 à 1944 que le maitre à
penser de Macron a tenu des positions nauséabondes.
Macron
a été interrogé sur ce passé pétainiste sur France Culture. Il a d’abord rappelé à quel point l’influence
de Paul Ricœur avait été importante pour lui : « J’ai beaucoup appris auprès
de lui. »
Puis, il a défendu ce passé impossible à gommer en faisant appel à la
compréhension de situations « complexes » : «
Bien souvent, dans les procès ou les polémiques politiques, on examine
l’histoire sans l’épaisseur de celle-ci. C’est-à-dire en écrasant le regard
contemporain sur quelque chose qui s’est passé. »
NB : la « complexité » de la pensée
macronienne est repérable par deux caractéristiques :
-
Elle permet de concilier dans la pensée des réalités inconciliables
dans l’action par une formule magique : « en même temps ».
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Elle exclut toute confrontation avec une pensée
moins « complexe » qui tenterait d’argumenter.