Toute révolution s’accompagne
d’excès répressifs.
Cf. la révolution française, la
révolution bolchevique, la révolution khmère rouge (liste non exhaustive, cela
va de soi).
- La violence est parfois
théorisée et proclamée comme un moyen incontournable pour faire prévaloir le
changement.
- Elle est utilisée pour
contrecarrer la réaction des ennemis déclarés, et des tenants de l’ordre
précédent, ce qui peut aisément se concevoir.
- Elle est utilisée pour «
prévenir » ou anticiper toute réaction (cela constitue en soi une dérive).
- Elle est utilisée pour affermir
la prise de pouvoir. Mais le pouvoir, c’est bien connu, corrompt. Il arrive
même à ceux qui se sont installés au pouvoir de « liquider » ceux de leurs
compagnons restés fidèles aux idéaux initiaux alors qu’eux-mêmes les oublient,
les dénaturent ou les transgressent (cf. la répression de la révolte des marins
de Cronstadt ou l’envoi au goulag des révolutionnaires de la première heure).
- Elle est utilisée enfin pour
jouir des délices du pouvoir en faisant perdurer un discours révolutionnaire
qui se transforme vite en slogans creux, en « langue de bois », voire en
mensonge permanent.
Mais à dire vrai, les « contre-révolutions » et les « contras » connaissent les mêmes excès et les mêmes dérives.