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en second lieu, si l’acte est évidemment condamnable, il mérite
toutefois des investigations poussées pour en déterminer les
responsables. À l’heure actuelle, des preuves flagrantes quant à
ses auteurs, sinon ses instigateurs, ne sont toujours pas fournies
par l’accusation. »
L’exécution est
peut-être et même sûrement condamnable d’un point de vue
humaniste mais l’espion en question ressortit aux lois militaires
qui punissent le plus souvent la trahison de la peine de mort :
il a choisi son destin en connaissance de cause et quelles que soient
les raisons qui lui ont permis de s’installer en Angleterre, il
devait savoir que la Justice de son pays pouvait le frapper à
n’importe quel moment ; il suffisait que l’on retrouve sa
trace qu’il n’avait donc pas suffisamment pris de précautions à
masquer.
Que l’acte ait été
commandité en très haut lieu me semble absolument invraisemblable :
ni Poutine ni son entourage n’ont de temps à perdre avec de telles
billevesées.
Il n’empêche que
le crime ( terminologie dont je laisse la responsabilité à Madame
Teresa May ) est signé et il doit servir de message à tous ceux qui
sont tentés par le double jeu : il y a des risques.