L’universitaire poursuit : « La canonisation de la tradition dite prophétique est le résultat de la conversion massive des populations vivant sur les terres conquises au début de l’islam. Ces dernières sont d’origine, de culture et de religion variées (zoroastrienne, chrétienne, juive…). Elles ont alors besoin d’un modèle et d’un passé communs. Or, qu’ont-ils en commun ces hommes du califat musulman si ce n’est leur nouvelle conversion ? Ce sont eux qui vont idéaliser la première période et forger ainsi les mythes fondateurs qui passent aujourd’hui trop souvent pour de l’histoire “historique”.
idem pour le christianisme, partiellement unifié par l’empereur Constantin Ier qui suscita le premier Concile de Nicée