@ Nestor
En 2003 Iceman a perdu le titre pour trois raisons, primo l’accrochage du 1er tour à Hockenheim, secundo sa casse mécanique au Nürburgring et tertio le fait que la MP4/17D n’était qu’une super evolution de la MP/417 de 2002, Adrian Newey et McLaren étant incapables de passer le crash-test de la FIA pour leur MP4/18, qui du coup ne verra jamais le jour !!
Enfin, en 2005, le Finlandais était brilliant mais il a commis une terrible erreur au Nürburgring avec un plat en dépassant Jacques Villeneuve. Alonso lui a mis la pression et un 10-0 au final dans l’Eifel. Ajouté à cela les abandons d’Imola et Hockenheim, les departs de loin de Silverstone et Monza après des problèmes en qualif, et l’Espagnol put gagner assez largement, en courant un peu en épicier. Mais la suite de la carrier d’Alonso et de Raikkonen, et surtout leur duel chez Ferrari en 2014 montre que le meilleur avait bien gagné en 2005.
Pour Fangio en 1957, voici la version longue de ce contrecoup de cette 24e victoire mythique au Ring, via les mots du photographe Bernard Cahier : « Après la course, j’ai rendu visite à Fangio à son hôtel, comme d’habitude, puisqu’en ce temps là les pilotes ne quittaient pas les circuits en hélicoptère et jet privé sitôt descendus du podium. Je voulais le féliciter. Beba, sa compagne, m’a ouvert la porte. Les volets étaient clos, et Fangio allongé sur le lit, dans une semi-pénombre, toujours en combinaison de pilote, comme en état de choc. Il tremblait et parlait à voix basse. Il m’a dit qu’il se sentait vidé, physiquement et surtout mentalement, qu’il avait franchi une ligne que, toute sa carrière, il s’était interdit de franchir, et que ce qu’il avait vu de l’autre côté du miroir l’effrayait encore. Ce fut sa dernière victoire. En fin de saison, il a quitté la F1, cinquième titre en poche. Certes, il avait 46 ans. Mais je reste persuadé que la raison de ce retrait fut ce Grand Prix d’Allemagne 1957. Il savait que jamais il ne pourrait monter plus haut dans l’art du pilotage que ce jour là sur le Ring, sauf à aller trop loin. Alors, à quoi bon continuer ? »
C’est pour cela que l’Argentin arrêta sa carriere en 1958 à Reims. Il y avait déjà songé fin 1955 mais la chute du general Juan Peron dans son pays le força à continuer deux saisons avec Ferrari (1956) puis (Maserati 1957).