La censure servie déjà largement dans notre pays, il n’y a
pas de changement de ce côté-là, ceux qui souhaitent être informés
« autrement » vont déjà sur des réseaux alternatifs, le sujet et donc
ailleurs, si les GAFAM sont montés au créneau, ce n’est pas anodin, l’enjeu va
bien au-delà du contrôle de l’information et des réseaux sociaux.
L’article 17 de la directive
prévoit la responsabilité des « fournisseurs de
services de partages de contenus en ligne » en cas de diffusion d’un
contenu sans autorisation de l’ayant-droit.
Par exemple, si l’article 17 est appliqué en France tel
quel, AGORA devra filtrer systématiquement les
publications en
amont (sous peine de poursuite je rappelle !) et effectuer un tri drastique
sur les publications existantes.
Les
décisions de blocage ou de retrait des contenus signalés doivent être contrôlées « par une personne
physique », vous imaginez bien que les plates-formes ne
vont pas embaucher des armés d’experts en copyright afin de scruter chaque post
pour savoir si c’est un détournement, une citation, si le poster derrière de
l’intervenant n’est pas soumis au droit d’auteur ect..
Toutefois, je veux bien demeurer optimiste, le filtrage
existe déjà (content ID sur YouTube) mais nous ne sommes pas à l’abris d’un excès
de zèle de la part des GAFAM se traduisant par une censure en amont systématique.