Cette politique est l’aboutissement pervers du principe de « discrimination
positive » qui consiste à « favoriser certains groupes de personnes
victimes de discriminations systématiques » de façon temporaire et au détriment
d’autres groupes, en vue de rétablir « l’égalité des chances ». Ce
principe n’a jamais permis nulle part de corriger les injustices sociales, mais
seulement de les masquer en donnant bonne conscience à ceux qui affichent leur
fausse compassion. Il ne permet pas plus en matière sanitaire de rajeunir les
vieux ou de ressusciter Lazare. Comme si
cette dérive intellectuelle ne suffisait pas, certains « penseurs » l’ont
complétée par la notion d’ »universalisme proportionné » qui « conceptualiserait
l’action plus globalement », sans notion de seuil, mais avec un gradient
social de santé.
Votre analyse illustre assez bien une application de ce
genre de croyance.