@Laconique
"Ce n’est pas si simple. Tout le mal ne
vient pas de l’Institution, qui a fait ce qu’elle a pu, et qui
n’a pas à rougir après vingt siècles d’existence."
Bien sûr ! Bien des clercs ont servi et continuent de servir fidèlement, au péril parfois de leur vie et jusqu’au martyre, le message évangélique, ou au moins la compréhension qu’ils en ont ou en avaient de leur temps, perpétuant durant 20 siècles et jusqu’à nos jours la transmission de ce message libérateur, ce dont on ne peut leur être qu’infiniment reconnaissant !
Il n’en reste pas moins vrai que d’autres n’ont eu de cesse et parfois de la plus sombre manière de le dévoyer et pervertir au service de leurs propres puissance ou intérêts !
J’incline à penser que l’ambiguïté est inhérente à toute Institution humaine, et que l’institution ecclésiale ne peut en conséquence y échapper, ce dont Jésus semblait parfaitement conscient ! Et comme je l’ai noté plus haut, j’ai tout lieu de croire que le destin historique de l’institution ecclésiale se voit dès les Évangiles préfiguré par les rapports — dont son triple reniement avant le chant du coq — qu’y entretient Jésus avec Simon-Pierre.