Comme déjà par 3 fois
depuis 2010, les alarmistes climatiques
ressortent leur « marronnier climatique ».
Le Giec n’a pas
souhaité commenter la publication de ce brouillon, tout comme les scientifiques
participant à l’élaboration du rapport, certains déplorant tout de même une
fuite irrespectueuse vis-à-vis d’un travail long et complexe. « C’est déloyal, et ce document
provisoire n’a aucune valeur tant qu’il n’est pas approuvé par les auteurs et
les 195 gouvernements du Giec, estime
Jean-Pierre Gattuso, qui a participé à l’écriture du précédent rapport, en 2014. Évidemment, l’essentiel de ce qui est dit y
restera, mais le rapport ne présente certainement pas les choses de manière
aussi catastrophique, car on compare toujours au moins deux scénarios, un
pessimiste et un compatible avec l’accord de Paris, de façon à montrer que, si
on agit, on peut minimiser les risques. »
En tous cas, de cette fuite voulue ou non, après une série d’orages violents,
les affolés climatiques pourront constater que les rapports Giec sont bien,
verrouillés par le politique.
Un rappel sur le fonctionnement du Giec ;
Depuis sa création en 1988 le GIEC publie tous les sept ans environ un
épais rapport de plusieurs centaines de
pages, que seuls quelques spécialistes sont à même de consulter, ainsi qu’un « résumé pour les
décideurs » (SPM en anglais) de 20 à 40 pages servant de base aux négociations
climatiques internationales.
Le GIEC ne fait pas de recherche propre. Il ne fait que s’appuyer sur
les travaux scientifiques publiés… mais qu’il sélectionne lui-même, en fonction
de ses objectifs et des conclusions auxquelles il veut aboutir…
Ce qui constitue un autre biais majeur : le GIEC tend naturellement à
écarter les travaux réfutant la cause anthropique, donc susceptibles de mettre
en cause sa propre mission, et sa propre raison d’être.
Pour chacun des rapports, les conclusions sont édictées par un cercle restreint de
scientifiques et les (résumé pour les décideurs) sont revus et approuvés, ligne
par ligne, par les représentants des gouvernements.
A l’évidence, ce processus n’a rien à voir
avec celui qu’impliquent les révisions et les publications de la vraie
recherche scientifique. Ces Résumés pour les Décideurs se révèlent, dans tous les cas, être des
résumés sélectifs des rapports scientifiques volumineux, typiquement de 1000 pages
ou plus, sans index.
Dans quelle autre discipline les scientifiques
travaillant sur un projet sont-ils tenus de faire valider leurs conclusions par
les représentants des pouvoirs politiques ?