Encore faudrait-il que la « majorité » soit bien
une majorité, ce qui n’est pas le cas (voir découpages électoraux et système
censitaire de « grands électeurs »), mais encore faudrait-il aussi
qu’un mandat soit « impératif » et qu’un élu soit tenu de rendre
compte de l’exécution du programme qu’il avait présenté.
Mais de toutes façons, tous ces arguments supposent de
disposer de son libre-arbitre et d’une information réelle. Or, on en est loin. Le
conditionnement des masses est de plus
en plus virulent via la propagande basée sur le mensonge, issue des techniques
de marketing développées pour vendre à des consommateurs les produits les plus
profitables pour le couple production-distribution et non pas le plus utile
pour satisfaire les besoins de l’acheteur-consommateur, mais aussi sur la stratégie
de la peur qui est une sorte de guerre civile permanente dont les armes sont
les médias et dont les soldats sont les journalistes-mercenaires.
Alors, les considérations sur l’étymologie de la « démocratie »
sont aussi inopérantes que celles des Byzantins sur le sexe des anges.