La présentation de la Russie et de Poutine faite pas les
occidentaux me fait penser à « La guerre des Gaules », récif épique
dicté par Jules César à ses scribes pour justifier d’abord ses demandes exorbitantes
de budget militaire aux sénateurs, puis pour servir de trame romanesque à son
accession au pouvoir, lui le héros qui, par son courage, avait tant contribué à
l’expansion de l’empire. A l’en croire, les Gaule était un sérieux concurrent
et Vercingétorix un dangereux terroriste. C’était tellement bien ficelé que,
2000 ans plus tard, il reste des fidèles qui ne demandent qu’à croire au mythe.
Les recherches archéologiques mettent au jour
progressivement une toute autre réalité, mais les peuples conquis par César ne
possédaient pas l’écriture, et les historiens ont retenu la version du
vainqueur parce qu’ils n’en avaient pas d’autres ou parce qu’ils ne voulaient
pas chercher.