@Octave Lebel@Claude Courty
Autre repère et mise en perspective (extrait de la PQR, ici La Voix Du Nord)
Pour
mémoire, François Mitterrand et Pierre Mauroy en 1983, après un large mouvement
de protestation des policiers.
Le président
socialiste avait vivement réagi : « La République doit être honorée et servie
par tous les citoyens, et plus encore par ceux qui ont pour mission et pour
métier de la défendre. Si certains policiers, une minorité agissante, ont
manqué à leur devoir, le devoir des responsables de la République, c’est de
frapper et de faire respecter l’autorité de l’État. Dès l’annonce des événements
séditieux, j’ai demandé au Premier ministre de prendre les sanctions
nécessaires. Il a agi comme il fallait, je suis sûr que les Français
approuveront. » Paul Cousseran, le DGPN de l’époque, avait été limogé, et Jean
Périer, préfet de police de Paris, préférait prendre les devants en
démissionnant. Deux policiers syndicalistes avaient été révoqués.
Depuis Le
Havre, Élisabeth Borne a dit comme Emmanuel Macron la veille :
« Soyons attentifs à la difficulté de la
mission des policiers. Je pense qu’il est important de leur rendre hommage pour
le travail, l’engagement exceptionnel qu’ils ont montrés à l’occasion des
violences urbaines – et par ailleurs il y a la justice qui doit pouvoir faire
son travail, c’est ce qu’elle fait. »