La
nuit surgit d’un matin fondamental.
La
terre apparaît en fil quadrillé.
Le
soleil s’accorde d’un noir radical.
Les
heures leur imposent de prier.
Que
la vertu vous habite !
Que
la paix vous anime !
Que
la clarté vous habille !
Que
le verbe vous guide !
Les
yeux ne lisent que des lettres.
Les
langues « n’incantent » que des mots.
Les
mains n’érigent qu’à la verge.
Les
pieds n’acheminent que des maux.
J’écrivais
pour que les sourds entendent.
Je
prêchais pour que les aveugles y voient.
J’écrivais
pour laisser une trace.
Je
prêchais pour leur insuffler la voie.
Les
enfants jettent des regards de pierre.
Leurs
mains ne caressent que des chapelets.
Les
bouches mâles craches des mots en acier
Leurs
baisers ne retroussent que des chaînes.
Je
n’ai jamais désiré qu’on m’adore.
Je
n’ai pas ordonné de se courber.
Je
n’ai jamais voulu qu’on m’incarne.
Je
n’ai pas ordonné de se cacher.
Les
docteurs de la loi repaissent leurs disciples
De
caresses mortelles d’amours indigents.
Les
maîtres de la foi rassasient leurs adeptes
D’étreintes
funestes de cœurs inquisiteurs.
@ddacoudre