@amiaplacidus
Bonsoir. Merci pour votre commentaire. Il nous arrive régulièrement d’avoir des avis opposés mais vous avez l’honnêteté intellectuelle d’admettre qu’un article que j’ai rédigé est de qualité. C’est une qualité que j’apprécie beaucoup. Je ne suis pas un monstre et j’ai toujours été ouvert au dialogue, tant qu’il reste courtois.
Je suis tout à fait d’accord avec le contenu de votre commentaire qui est très intéressant et qui apporte des informations complémentaires à l’article. C’est la raison d’être principale des commentaires.
Effectivement, j’ai voulu uniquement aborder le coup d’Etat mené par la CIA et je n’ai pas abordé les événements postérieurs qui sont mentionnés dans votre commentaire. L’histoire du Cambodge est très complexe et je ne voulais pas écrire un article interminable. J’ai voulu faire de la vulgarisation avant tout.
Les Khmers rouges ont longtemps été soutenus, financièrement et militairement, par la Chine. Quant aux Vietnamiens, c’était par l’URSS. Et les deux puissances communistes se détestaient au plus haut point.
Selon mes informations, obtenues auprès d’anciens dirigeants KR, les Etats-Unis ont aidé financièrement ce mouvement communiste maoïste, lorsqu’il n’était plus au pouvoir. Le soutien du Royaume-Uni a été beaucoup plus important, comme vous l’avez souligné. Je peux le confirmer.
Proche de feu S.M. le roi Norodom Sihanouk, j’ai assisté à son retour au Cambodge, en 1991, et à son intronisation, en 1993. Ce furent des moments inoubliable. Je n’avais jamais vu autant de joie et de ferveur populaires. Les Cambodgiens ont toujours été très attaché à leur « Monseigneur Papa », père de l’indépendance.
Feu S.M. le roi Norodom Sihanouk a abdiqué en 2004. Il était atteint d’un cancer et il résidait la plupart du temps dans sa résidence royale de Beijing, où il était suivi médicalement par d’éminents médecins chinois. D’ailleurs, il est décédé en Chine en 2012.
Par contre, il n’a pas abdiqué en faveur de son fils Norodom Sihamoni, que j’ai connu lorsqu’il était ambassadeur du Cambodge auprès de l’UNESCO, à Paris. La monarchie khmère est élective. Le roi du Cambodge est désigné par le Conseil du Trône et choisi parmi tous les descendants (masculins uniquement) des rois Ang Duong, Norodom Ier ou Sisowath. Ce qui fait des centaines de candidats potentiels... Bien entendu, la désignation de Norodom SIhamoni comme roi du Cambodge, en 2004, était loin d’être une surprise. C’était un souhait de feu S.M. le roi Norodom Sihanouk qui savait que son fils, plutôt réservé et effacé, ferait un monarque fédérateur et aimé du peuple.