Bonjour @In Bruges,
Il y a une trentaine d’années, j’avais un tas d’« amis ». J’ai connu des revers de fortune et j’ai vu ces « amis » commencer à s’éloigner. Puis, la maladie et le handicap ont fini par tous les faire fuir. Comme des rats quittant un navire qui coule... J’avais l’impression d’être un pestiféré. Au final, il ne restait plus que mon chien et mon chat. Les animaux restent fidèles jusqu’au bout et ce n’est pas uniquement une question de nourriture qu’on leur donne.
Ma famille ? Elle m’a totalement rejeté quand j’avais une vingtaine d’années. La raison ? Mon homosexualité. Aujourd’hui, mes parents sont très âgés et je dois vous avouer que cela me fait mal de ne plus les voir depuis des décennies. J’ai tenté de renouer le contact, à de nombreuses reprises. En vain. Et pourtant, je ne suis plus homosexuel depuis un bon moment. Il arrive qu’une orientation sexuelle et affective change au cours d’une vie. Ce fut mon cas. J’ai même eu un fils, décédé il y a six ans d’un infarctus du myocarde. Il n’avait que 26 ans. Préférer les animaux aux humains, c’est loin d’être une forme d’« aigreur », dans la majorité des cas.
« L’homme est le plus cruel de tous les animaux. Il est le seul capable d’infliger une douleur a ses congénères sans autre motif que le plaisir » (Mark Twain).