Bonjour @Spartacus Lequidam,
Merci beaucoup pour ce commentaire très documenté et pour le soutien à l’article !
Vous mettez le doigt sur un aspect particulièrement accablant que j’ai seulement effleuré : non seulement la gauche française a longtemps excusé ou minimisé les horreurs des Khmers rouges (voire les a idéalisées comme une « révolution paysanne »), mais certains de ses cadres intellectuels et militants ont directement contribué à forger l’idéologie qui a mené au génocide.
Les thèses de Khieu Samphân à la Sorbonne (1959) sont effectivement édifiantes : l’autarcie totale, la haine des villes, le transfert forcé de population vers les campagnes… c’était déjà écrit noir sur blanc, sous le regard bienveillant de professeurs et de cercles communistes parisiens. Idem pour Hou Yuon. C’est une responsabilité historique lourde et peu de gens osent encore en parler ouvertement aujourd’hui.
Merci encore pour ces précisions précieuses. Elles enrichissent vraiment le débat.
Bonne continuation pour vos articles que j’apprécie beaucoup !