D’une manière générale, on peut se demander si dans les « églises » tel qu’ d’Anzy-le-Duc et Gourdon, les arcs de plein cintre de la nef ne soutenaient pas à l’origine des berceaux transversaux remplacés ultérieurement par les actuelles voûtes d’arêtes. Ces dernières jointent parfois curieusement avec le reste de l’édifice.
L’histoire de Tournus étant à cette époque symboliquement liée à celle de Lyon de par les deux batailles successives ayant mené à l’avènement de la dynastie des Sévères, il ne paraît pas inutile de se pencher sur les édifices lyonnais, Saint-Martin-d’Ainay en particulier. J’avais émis l’hypothèse qu’elle datait de l’époque burgonde.
On ne peut cependant exclure que l’Autel d’Auguste ait été détruit sous les Empereurs Gaulois à l’image de ce qui s’est passé à Arles. Dès lors, ses piliers soutenant la voûte de l’actuelle abbatiale auraient pu être récupérés dès cette époque et Saint-Martin-d’Ainay daterait alors elle aussi de la fin du 3ème siècle. Mais il est plus simple de penser que tous ces édifices sont sortis d’un coup au XIème siècle.