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Octave Lebel 29 août 12:07
Octave Lebel

@ddacoudre

Le mouvement LFI est un mouvement populaire qui traverse 3/4 générations et toutes les couches sociales. Il y a longtemps que j’ai écrit ici qu’il n’était pas la solution mais faisait partie de la solution en étant incontournable au point que certains l’ayant compris ont cherché et cherchent à en faire un paria. Dans nos sociétés actuelles, des démocraties libérales, se disant représentatives, bien imparfaites, gérant comme elles peuvent les contradictions d’intérêts qui les travaillent en s’appuyant sur des pouvoirs économiques et culturels allant se concentrant et des institutions permettant d’être élu par défaut ou en ayant perdu des élections de se maintenir au pouvoir sans concession, il faut bien une pointe politique avancée pour réveiller la démocratie et rappeler son potentiel dans un monde de plus en plus complexe et dangereux vivant sous une fausse sécurité. Il n’est pas difficile de voir aussi que tous les éléments du passage à une « démocratie » autoritaire sont en travail non sans susciter une certaine résistance que nourrit et catalyse LFI en travaillant à augmenter le niveau d’information générale, la réflexion de chacun, la possibilité de se sentir citoyen réclamant les moyens institutionnels de se faire respecter et de s’impliquer et mettant au pied du mur de la responsabilité et de l’honnêteté des dirigeants qu’il se donne. Ce n’est pas rien. C’est une révolution silencieuse. De celle qui bouleverse une société l’empêchant sauf par la force de revenir en arrière. Comme le féminisme, le droit de vote des femmes, la mixité dans nos écoles (réforme Berthoin de 59 rendant aussi l’école obligatoire jusqu’à 16ans), le savoir écologique nous mettant aussi tous au pied du mur de la responsabilité, La déclaration des Droits humains au fondement du droit international, sortie de la mauvaise conscience des élites dirigeantes nous ayant entraînés dans 2 guerres mondiales. Faut-il rappeler que la notion de démocratie est indissociable de la responsabilité collective et individuelle et de la justice sociale, qu’elle ne peut reposer que sur un citoyen disposant des moyens de s’éduquer correctement et correctement informé. Tous les politiques sont d’accord. Il suffit de distinguer ceux qui mentent trahis par ce qu’ils font, ce qui n’est pas difficile. D’une manière générale il est vitale pour une démocratie que ses citoyens puissent en contrôler voire démettre ses dirigeants sans délai s’il le faut.Pourquoi cela n’existe pas ? Qui a fait les constitutions ?

Je suis d’accord avec tes réflexions anthropologiques et notamment concernant la concurrence que ne l’on ne peut supprimer et qui en réalité, bien régulée puisque nous sommes des êtres sociaux en capacité d’autonomie et de construction de nos organisation sociales , est une source d’énergie et de dépassement au fondement de la vie même. Ton idée de capital énergétique, aussi travaillée qu’elle soit, doit encore connaitre l’épreuve de l’appropriation par un nombre suffisant de personnes et celui de la réalité. C’est une piste de réflexion qui fera son chemin ou pas . Servant de cadre ou ouvrant d’autres voies. Qui peut le savoir ? À l’échelle de nos vies, il y a des urgences politiques immédiates à traiter dont dépendent des inflexions majeures de nos vies. Dont la possibilité de dépasser le cadre et la puissance du capitalisme en mutations constantes reposant sur des institutions politiques auxquelles les technologies nouvelles ont commencé d’apporter des moyens de contrôle et d’influence difficiles à contrer, nous plongeant dans un monde plein de contradictions en train de devenir, pas à pas, orwellien au carré. Cette urgence ne concerne pas que la France et dans l’histoire toutes les mutations bénéfiques ou maléfiques ont été contagieuses. Le mouvement LFI est fait de gens qui continuent de réfléchir ensemble sans être tous d’accord sur tout et heureusement. Ce serait contraire à l’intelligence et à la réflexion politique indispensable.Et à l’efficacité. Le point commun, très pragmatique, indispensable pour un mouvement politique qui veut gouverner, par respect aussi de ses électeurs,c’est l’accord sur le programme politique depuis longtemps largement débattu avec d’autres composantes de la société. Faisant régulièrement l’objet d’un vote ( une consultation générale tous les 6 mois par la plate-forme informatique sur les inflexions politiques ).Sinon oui ce programme est un programme de transition. Tous les employeurs n’auront pas à y redire mais tous seront soumis à la loi commune qui renverse les priorités et l’usage des moyens et des finalités. Enfin il s’agit aussi de mettre en place par les urnes et de faire fonctionner ce qui est déterminant une démocratie citoyenne qui a besoin de chacun de nous selon ses moyens et sa disponibilité. Si on ne veut pas devoir subir comme avenir sans horizon dans les contenus et la manière de faire de la politique une omelette macronienne (la macronie a été une omelette PS/LR) sauce extrême-droite ou l’inverse. Ce qui s’est passé depuis 2024 à l’Assemblée et au Sénat, en termes de surprise, est un très modeste exemple de ce qui nous attend.



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