Bonjour @révolté,
Merci pour votre accord sur le fond du sujet. En revanche, le passage sur la gouvernance de la France et le CRIF relève d’une analyse biaisée qui ne résiste pas aux faits démographiques et sociaux.
Les Français de confession ou de culture juive représentent environ 500 000 à 600 000 personnes, soit moins de 1 % de la population nationale. Implantée en France depuis près de deux millénaires, cette population est loin de former un bloc homogène : une grande partie d’entre elle n’est pas pratiquante, et seule une infime minorité porte des signes visibles comme la kippa, un couvre-chef discret dont la pratique s’inscrit dans une tradition non prosélyte et sans aucune visée de conquête de l’espace public, à l’inverse des débats soulevés par d’autres pratiques religieuses.
Quant au CRIF, c’est une fédération d’associations loi 1901. Lui prêter un pouvoir de décision sur la politique nationale ou la direction de l’État relève du fantasme. Les lois votées en France, qu’elles touchent à la santé publique ou aux libertés, sont le fait des institutions républicaines, et non d’un quelconque groupe de pression communautaire.
S’en tenir aux chiffres et aux réalités du terrain permet d’éviter ces grilles de lecture complotistes.